Clionautes

Quelles pédagogies avec les TICE en HG ? Quels outils pour nos pratiques ?

Je reprends l'article de P. Franckowiak pour en faire une discussion qui me semble être un enjeu pédagogique incontournable.
http://is.gd/m3gK
Le vrai problème : A quoi servent les devoirs ?
"Dans la masse des protestations, on ne voit guère de voix s’élever pour s’interroger sur le sens et l’utilité des devoirs… Or, si la création de ce site a au moins un mérite, c’est celui de nous interpeller sur le problème des devoirs, sur leur importance dans les apprentissages, sur leur articulation avec les cours, sur les conditions de leur mise en œuvre, sur le sens par rapport aux évolutions de des savoirs, des techniques, de la société".

Comment garantir un travail efficace et réel en dehors du temps de classe ? C'est poser la question du sens.
Quelle valeur donner à l'évaluation des travaux faits à la maison ?
C'est s'interroger sur la pertinence de nos attentes.
Peut-on sortir d'une dialectique d'évaluation sommative en classe et du formatif à la maison ?
Bien sûr que oui. C'est interroger la pédagogie mise en oeuvre en classe.

Je sais que nombre d'entre vous ont déjà ouvert des pistes. Quelles sont-elles ? Quel bilan en faites-vous ? parmi celles-ci, les tice ne sont-ils pas un levier positif ?

Partager

Répondre à cela

Réponses à cette Discussion

Brrr... tant de questions d'un coup, ça refroidit ! Moi je voudrais dire très modestement qu'après quelques années de crispation, je me satisfais d'aborder la chose de façon décontractée : des devoirs oui, presque à chaque cours, mais toujours un peu à la carte. Pour ceux qui veulent, ça évite de se battre avec les autres (de toute façon jamais vraiment fiers de ne rien faire, et si ce n'est pas pour ce coup-ci, ça peut être le suivant...) ; ce qu'ils veulent, ie avec du choix dans la nature ou la difficulté de l'exercice (de l'intérêt d'avoir des manuels épais...) ; ou alors avec un vrai enjeu, quand je leur distribue le sujet du contrôle qui sera passé en classe pour le préparer chez eux : là, je vous garantis que tout le monde bosse d'arrache pied, et il y a intérêt car les contrôles que je donne dans ces conditions ne sont pas franchement les plus simples...
Et le tout évalué à la louche, en fin de trimestre, pour l'arrondi de la moyenne au vu de tout ce qu'il en reste dans le classeur.
Je ne pense pas que dans ces conditions mes élèves aient été tentés par FaisMesDevoirs.com !

Répondre à cela

un extrait du texte de Gérard Naudy paru dans le Café Pédagogique, et qui fait écho à notre discussion :

"Mais pour l’histoire-géographie, noblesse du savoir oblige sûrement, tout le travail d’apprentissage, de compréhension des savoirs inhérent à une transmission la moins contextualisée possible pour ne pas en réduire la limite, et de maîtrise de savoir-faire purement scolaires est à la charge de l’élève. A lui de faire sa propre synthèse entre le la domestication du temps, l’appréhension de l’espace chronophage et l’intégration des bons sentiments via l’éducation civique. Cette contrainte antagoniste a son pesant de plus en plus insupportable surtout auprès des élèves chez qui on n’aurait déjà pas réussi à attiser l’appétence pour le savoir. Renvoyer de surcroît la majeure partie de l’apprentissage à la sphère privée, c’est escompter qu’il y a quelqu’un à la maison le soir pour aide aux devoirs. L’objectif de réussite pour tous ne peut pas fonder sur ces bases de plus en plus erronées. Cette façon de faire entretient la reproduction sociale tout en décourageant l’assimilation réelle. Il y a certes un risque de faire ainsi « l’école à l’école », mais pas de façon temporaire ou aléatoire. « C’est transformer avant l’âge des élèves en employés modèles qui oublient tout en dehors des heures de présence dans l’entreprise » dit Perrenoud (« Métier d’élève et sens du travail scolaire, 1994). « C’est nier le besoin de solitude, de distance, de liberté » pour apprendre. Mais, il le dit aussi, ce n’est pas en exigeant des devoirs à la maison que l’on préviendra les inégalités. Par contre c’est ainsi que l’on accentue les tensions, comme la pression sur la note le fait déjà."

Répondre à cela

Voilà une question sur laquelle je m'interroge beaucoup : pour résumer, je ne vois pas comment un élève peut progresser à la maison sans explications d'un adulte. Or n'ayant pas le prof sous la main, soit il a des parents compétents d'un point de vue scolaire (et pour avoir entendu un certain nombre de fois "mais pourtant, je lui fais réciter ses leçons", j'en arrive à me dire qu'il vaut mieux que les parents s'abstiennent), soit ce n'est pas le cas, et quelle utilité alors pour ce temps face à son livre et son cahier, alors qu'il a déjà passé sa journée entière au collège?

Mais en même temps, comment mémoriser des connaissances sans les revoir chez soi? peut-on intégrer ce temps à l'heure de classe? ou peut-on sans passer mais réutiliser suffisamment les mêmes notions pour qu'elles finissent par rentrer?

Le problème, c'est que dans nos matières, on réutilise finalement peu de choses par rapport à ce que l'on enseigne, donc les élèves ont aussi en tête "le contrôle est passé, on oublie tout"

Mes pistes... la gestion mentale en intégrant la manière et le temps d'apprendre à la classe (sauf que 55mn, c'est court...)

Préparer une liste de ce qui me semble essentiel dans chaque leçon car réutilisé par la suite, et réinterroger dessus toute l'année pour sortir de l'idée qu'on peut tout oublier puisqu'on ne réutilise pas.

Et sinon, je ne sais pas. Les TICE permettent de revoir et d'approfondir sans nous... mais seuls ceux qui sont motivés ou bons élèves le font si ce n'est pas obligatoire. Et si c'est obligatoire, on retombe dans le probleme de vérifier/sanctionner etc

Bref, je suis perplexe, et en pleine lecture du numéro des Cahiers Pédagogiques sur le sujet.

Ah si, ce qui me semblerait intéressant, ce serait de travailler davantage avec les parents sur ce que l'on attend (ou pas) d'eux, ce qu'ils peuvent faire, et comment. On explique généralement lors de la 1ere réunion en septembre, et puis c'est fini. Or, j'ai eu des échanges très intéressants avec certains parents par mail pour comprendre et expliquer ce qui n'allait pas dans la 1ere copie de leur enfant. Ce qui a permis à l'élève en question une belle progression sur l'année... Mais de nouveau, on en revient au travail maison fait par des parents compétents...

Répondre à cela

RSS

À propos

Ce réseau est administré par

Les Clionautes, une association qui plaide en faveur d'un usage réfléchi des TICE dans l'enseignement
de l'Histoire Géographie

Photos

Chargement...

© 2009   Créé par Caroline Jouneau-Sion sur Ning.   Créez votre propre réseau social

Insignes  |  Signaler un problème  |  Confidentialité  |  Conditions d'utilisation

Ouvrir une session pour clavarder